C’est un constat terrible que nous présentent année après année les institutions internationales en charge d’évaluer l’état de la planète, de sa faune et de sa flore. Les années 2010 à 2020 sont celles de tous les records : canicules, tornades, sécheresse, incendies, inondations, pluies torrentielles, ou encore phénomènes météorologiques sans précédent.. Sans oublier les fontes des glaces en Arctique, etc. Les hommes sont en partie responsables de ces fléaux, l’urgence est là, et pourtant, année après année les décisions drastiques sont reportées. Madrid et la COP 25 en témoignent tristement. TCA Transconseil vous en dot plus sur cette décennie record en termes de catastrophes naturelles.

Les records de chaleur

Les années allant de 2016 à 2020 ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la terre. Juillet 2019 étant le mois le plus chaud de tous selon l’ONU. Les plus optimistes des experts s’attendent à une moyenne supérieure de 3 ° d’ici à 2090. Et l’on sait que chaque degré de plus joue sur l’intensité et le nombre de catastrophes naturelles. 

Les plus pessimistes des experts, ceux du GIEC parient sur une température moyenne en hausse de 7 ° en 2100. Les effets de cette chaleur extrême sont connus : Venise serait sous l’eau et les incendies estivaux provoqués par la sécheresse détruirait une grande partie des forêts de la Sibérie et d’Australie.

Les émissions de CO2 de 2010 à 2020

Les émissions de CO2 s’envolent de + 1,5 % par an en moyenne ces 10 dernières années ! Et elles ne semblent pas vouloir prendre une pente descendante, pourtant nécessaire à l’atteinte de l’objectif de + 1,5 % en 2030. Contrairement aux espérances, fin 2018, l’émission des principaux gaz à effet de serre, dont le CO2, a été de 407,8 parties par millions (ppm). Pour parler chiffre, car le monde de l’assurance est fortement impacté par ces données :

    De 2010 à 2019, les catastrophes naturelles ont coûté 2,98 trillions de dollars de pertes économiques

    Et le montant des pertes assurées s’est élevé à 845 Md $ d’après le courtier Aon.

C’est « la décennie la plus coûteuse de l’Histoire moderne » explique le rapport d’Aon. Les États-Unis ont subi 54 % des pertes assurées, l’Asie Pacifique 23,3 %, l’Europe-Moyen Orient-Afrique 13 %. Seules 12 % des pertes économiques étaient assurées dans les pays émergents. 

Évidemment le Tsunami qui a ravagé le nord du Japon est la catastrophe naturelle qui a coûté le plus cher, avec 40 Md $ de pertes assurées. Ensuite vient l’ouragan Sandy aux USA (en 2012 aux États-Unis = 33 Md $) et l’ouragan Irma qui a ravagé les Caraïbes et la Floride fin 2017 (33 Md $). Harvey et Maria, deux ouragans ont pèsent 31 Md $ de pertes assurées, chacun…

Une année 2019 à la sinistralité moyenne

Nous l’avons vu plus haut, si 2017 a été une année horibilis avec 157 Md $ de pertes assurées, l’année 2019 a été plus douce, ne provoquant – que – 71 Md $ de pertes assurées avec deux catastrophes majeures : le typhon Hagibis et le typhon Faxai au Japon et les inondations provoquées par le Mississippi en mai et juillet provoquant 4 Md $ de pertes assurées. 

Mais le montant des catastrophes naturelles de 2019 s’élève à 133 milliards de dollars (vs 166 milliards en 2018) d’après SwissRe. Espérons que les COP des années à venir verront se mettre ne place des actions plus concrètes que les précédentes.