Vivre et s’assurer dans les DOM-TOM est une aventure pour les populations autochtones, mais également pour les assureurs. Les orages de grêles et les rafales sont remplacés par des tempêtes bien plus puissantes, comme celle d’Irma. TCA vous en dit plus.

La puissance de ce phénomène naturel fut d’une ampleur telle, qu’il a provoqué un choc sur l’ensemble des populations, des décideurs politiques et des assureurs. Cette tempête a marqué un tournant dans la manière de gérer la crise à la suite de la catastrophe. Malheureusement, tout le monde attend la tempête suivante !

Et les avis sont unanimes : par chance (relative) les dégâts qui ont porté sur Saint-Barthélemy et Saint-Martin ont préservé la capacité des assureurs à travailler depuis leurs sièges sociaux de la Guadeloupe et la Martinique.

S’assurer dans les DOM-TOM : le point de vue financier

Le bilan, très important, s’élève à près de 2 milliards d’euros de dommages. Saint-Martin a subi un grand nombre de sinistres tandis que Saint-Barthélemy a été impacté par le montant des dégâts. Il est alors utile de comprendre que les assureurs se réassurent pour pouvoir payer des centaines de millions d’euros.

Ensuite, les compagnies d’assurance puisent dans leurs réserves. Les cotisations des assurés payent les sinistres des personnes et des entreprises. À la suite du désastre, les assureurs entrent dans le dur. Ils effectuent les constats en compagnie des experts lorsque c’est possible sur le terrain.

A Saint-Martin, par exemple, les moyens de locomotion et la capacité d’hébergement empêchent les assureurs de travailler. Or, c’est sur la base des rapports que l’on procède aux indemnisations. L’expérience acquise, bien que profondément malheureuse, doit servir à anticiper. A mieux informer les personnes sur les modalités de déclaration de sinistre futures.

Les personnes physiques ou morales sont-elles bien assurées ?

Tout le monde le sait : « L’assurance coûte cher avant et jamais assez cher après ». Que ce soit pour la construction et le choix du terrain, surtout en bord de mer. Il s’agit en effet d’une zone à risque, et si vous êtes assuré, la prime sera plus élevée.

À la suite du sinistre (si vous êtes assuré) vous devrez fournir des justificatifs dont les titres de propriété, les factures des biens détruits, votre permis de conduire et vos pièces d’identité. Il est désormais indispensable de les numériser et les conserver dans un cloud ou un stockage sécurisé (boîte mail par exemple).

C’est l’assurance, avec la garantie « dommage », qui va « assurer » votre indemnisation en cas de cyclone. Tant pour une habitation qu’un véhicule. L’intensité du phénomène peut autoriser un classement en « état de catastrophe naturelle » par arrêté interministériel, à l’échelle d’une commune, d’un département pour être indemnisé.

Quelques conseils pour s’assurer dans les DOM-TOM

Pour les entreprises, le risque le plus important après le sinistre est d’être victime d’une période d’arrêt de fonctionnement. Il faut du temps pour reconstruire et relancer l’activité.

C’est la garantie « perte d’exploitation » qui donne la possibilité à l’entreprise d’obtenir la prise en charge de ses frais fixes, le temps que son entreprise reprenne sa marche normale. Il n’existe pas, à notre connaissance, de garantie spécifique « Séisme » ou « Tsunami ». En cas de tsunami, ou de séisme, les assurés seront couverts à la suite de mécanismes de réassurance liés à l’État.

L’assurance multirisque professionnelle

Elle peut être souscrite pour garantir la couverture des biens et responsabilités d’un grand nombre d’entreprises : commerçants, artisans, professions libérales, médicales, entreprises du BTP, individuelles, exploitations agricoles, auto entreprise ainsi que les associations.

L’assurance multirisque professionnelle peut couvrir les bâtiments, les matériels, les équipements, les marchandises et les stocks contre les risques de vol, de vandalisme, l’incendie, l’explosion, la tempête, les dégâts d’eau, la grêle, le bris de glace, les dommages électriques… etc.

Contracter une assurance multirisque permettant la prise en charge des frais professionnels et des éventuelles pertes de revenus est un acte de bon sens. Ainsi les entreprises font face aux charges lors d’une interruption de l’activité. D’ailleurs la responsabilité civile professionnelle peut être incorporée dans le contrat d’assurance multirisque ou souscrite séparément.